Le Portugal

Peniche fut notre port d’atterrissage. Grand port de pèche, il nous a permis de tranquillement mettre pieds et idées à terre. Lavage du bateau, grand lavage de tout, et recherche de petites tavernes ou le poisson grille à toute notre faveur.

Nos deux amis gaspésiens restent avec nous encore quelques temps, estimant que Paris pourra attendre ou du moins qu’il sera plus facile d’organiser un voyage à Paris que de faire le tour de la péninsule ibérique en voilier.

Donc direction Lisbonne avec une arrivée de nuit, passant devant les emblèmes des grandes découvertes, entendez par cela les grandes découvertes par la mer. Donc direction musée de la marine après ballade dans les rues de la capitale cosmopolite. Et les découvertes sont nombreuses. En ville bien sur, car on découvre tout de cette ville, mais aussi toute une après midi au musée de la marine ou la première image est celle du monde, avec toutes ces routes maritimes.

Déjà, à notre arrivée dans la marina, une réplique d’un bateau de Vasco de Gama m’a vraiment impressionne. Et puis le lendemain, direction le site de l’expo 98 pour la visite d’un lieu consacre aux océans, aux différents milieux naturels de la planète. Visite impressionnante avec un gigantesque parc marin car le mot aquarium n’est plus trop adapte. Bizarre de voir tout ce monde sous l’eau alors que nous n’en voyons si peu lors de tous ces jours passes en mer. Je regarde droit dans les yeux une raie, observe la respiration d’un requin. Ceux qui nous sont le plus familiers ont absents : dauphins et baleines.

Et pus, c’est à nouveau le départ après avoir embarque avec nous fruits et légumes. Mais la terre nous rappelle. Le vent trop faible hier soir nous amène à mettre le moteur et à faire une arrivée en pleine brume à 3h du matin.

Découverte de Sines, lieu de naissance de Vasco de Gama. Décidemment, cela me donne envie d’en savoir plus sur lui. Alors, un petit tour sur un ordinateur, histoire de vous donner quelques. Sines nous a tout de suite séduits. Une envie de rester mais le vent est là et nous allons repartir. Quelques photos, un délicieux poisson grille et les coordonnées d’un centre culturel avec une compagnie de théâtre itinérante. On verra ensuite. Visite d’une expo de phots et de gravures de Picasso dans un superbe batiment dédié à la culture.

Direction Gibraltar.

A bientôt.

Claire

Cap sur Peniche

Cap sur Peniche, grand port de pêche, probablement fondé par les phéniciens.

Port bien abrité des vents dominants, c’est le port d’atterrissage que nous choisissons. Nous sommes à 30 milles de Peniche.

Les cargos, porte conteneurs immenses, et autres embarcations démesurées nous font prendre conscience qu’il n’y a pas que nous sur la mer.

A cette heure et depuis plusieurs quarts, toute notre attention est dirigée vers la terre. Nos pensées se modifient, nos envies, .. seuls l’oiseau noir et blanc nous rappelle le large. La journée a été saluée par un magnifique levé de soleil.

A bientôt. Tout l’équipage est debout et vous salue.

Claire

Descente vers le Portugal

Les vents nous sourient toujours. Cela fait bien longtemps que nous n’avons été au près et nous nous y habituons fort bien. Quelques oiseaux « noirs et blancs » sont revenus.

Le dessous de leur corps est bien blanc à part les contours des ailes bordés de noirs. Ils sont encore plus beaux à voir évoluer maintenant qu’ils sont revenus. On commence à perdre le fil des jours. Sans le livre de bord, impossible de savoir quel jour de la semaine nous sommes. La vie est douce, les lectures nombreuses. Jean Marc a apporté à bord un livre autour duquel je tournais depuis 2004. Les livres de cuisine sont pas mal consultés. Ca y est, le rythme des quarts, des repas, des moments passés ensemble coulent tous seuls. Il n’y a que le vent et la mer pour nous sortir d’un ronronnement tranquille. le vent passe de 19 à 29 nœuds très rapidement, on repense à la nuit dernière où le plancton nous a offert un spectacle hallucinant; Nuit noire, nuit de nouvelle lune, chaque molécule d’eau déplacée brillaient d’un éclat intense. Imaginer cela sur une mer où les crêtes des vagues moutonnent, où les gerbes d’eau déplacées par l’étrave du bateau courent le long de la coque, où notre sillage avec la ligne des deux safrans forment deux rails lumineux, et où les dauphins viennent clore le spectacle, une fois par quart, histoire que tout le monde  aient encore les yeux inondés de toutes ces étincelles. Au fait, on a changé de cap, le front est passé, on a empanné, cap sur l’Europe, cap sur Lisboa.